65% des Français souhaitent que François Bayrou joue un rôle important dans les mois et les années à venir !
Source : http://www.alliancedemocrate.fr/

LYON (Reuters) - L'opération de l'UMP visant à séduire des électeurs de l'UDF autour de la candidature de Nicolas Sarkozy n'a pas porté ses fruits jeudi soir à Lyon.
Aucun élu, ni militant centriste n'a en effet assisté à la "Grande réunion de mobilisation pour la victoire de Nicolas Sarkozy" organisée à la Bourse du Travail à l'initiative du ministre des Transports Dominique Perben.
Ce dernier a néanmoins envoyé le discours qu'il avait préparé afin qu'il soit lu devant environ 300 partisans de Nicolas Sarkozy."Après le face à face d'hier soir, permettez-moi de vous dire les raisons, qui, plus que jamais, me font voter pour Nicolas Sarkozy", a dit le parlementaire centriste dans le texte lu par le secrétaire fédéral de l'UMP du Rhône, Michel Havard.
"Au premier tour, j'ai exprimé le choix du coeur, en votant pour François Bayrou. Au second tour, c'est le choix de la raison qui doit l'emporter: l'intérêt national prime en effet toute autre considération", a-t-il ajouté.
Le député UMP de Lyon, Jean-Michel Dubernard, a salué "le courage" de Pierre Albertini. "C'est courageux de prendre la décision qu'il a prise, il a le sens de l'intérêt général, il ne se trompe pas d'adversaire comme Bayrou l'a fait ce matin" a-t-il lancé au public.
Jean-Michel Dubernard a ironisé sur la position de François Bayrou qui, selon lui, dit : "Je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy, mais je ne vous dirai pas pour qui je vote."
Dominique Perben, candidat UMP à la mairie de Lyon, avait personnellement invité tous les élus UDF, ainsi que les radicaux, les "millonistes" et les amis de Philippe de Villiers à cette "réunion du rassemblement."
Seuls les trois dernières formations étaient représentées.
A Lyon, la député UDF Anne-Marie Comparini a annoncé jeudi matin qu'elle voterait "blanc" au second tour de la présidentielle en prônant "l'émergence de l'UDF comme troisième force politique".

BEUVRY-LA-FORET, Nord (Reuters) - Ségolène Royal s'est déclarée très satisfaite du fait que François Bayrou ait dit qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy, et a estimé que le message du président de l'UDF était clair.
"Je crois qu'il est cohérent avec lui-même, compte tenu de la description qu'il a faite du projet de l'autre candidat. Je crois qu'il est courageux", a déclaré la candidate socialiste à la presse à sa sortie de l'usine de chimie Minakem de Beuvry-la-Forêt, dans le Nord.
"J'en suis très satisfaite", a-t-elle ajouté.
Priée de dire si un appel de François Bayrou à voter en sa faveur serait positif, elle a répondu "oui, ça serait bien".
"Chacun a compris ce qu'il voulait dire, et comme je n'imagine pas qu'il puisse s'abstenir compte tenu de l'enjeu, je crois que les choses sont subtilement dites".
François Bayrou a déclaré au quotidien Le Monde qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy au second tour, sans toutefois préciser s'il opterait pour le bulletin blanc ou pour Ségolène Royal.
"Si je suis élue, je travaillerai avec le centre en général et François Bayrou en particulier", a dit encore la candidate socialiste.
"Je suis prête à accomplir ce rassemblement, cet élargissement vers le centre. J'entends ce courage, j'entends la prise de position qu'il vient d'exprimer et en tout cas j'en tiendrai compte", a-t-elle conclu.
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Sollicité par Le Monde, mercredi soir, M. Bayrou a assuré qu'il ne ferait "probablement pas" de déclaration avant le second tour. Il précisait toutefois : "Je ne voterai
pas pour Sarkozy."
Cette fois-ci, il exprime donc explicitement son refus d'apporter son soutien à celui dont il considère qu'"il risque d'aggraver les déchirures du tissu social". Une position qui va à l'encontre du choix exprimé par la majeure partie des élus de l'UDF, notamment ses députés, qui se sont prononcés en faveur du candidat de la droite.
Seul Gilles Artigues, député (UDF) de la Loire, qui a annoncé qu'il voterait blanc au second tour, avait réagi dès l'issue du débat entre les deux finalistes. "On nous avait tellement dit que Nicolas Sarkozy dominerait le débat de la tête et des épaules que la prestation de Ségolène Royal constitue une réelle surprise", note l'adjoint au maire de Saint-Etienne, qui se félicite de "la reprise, par les deux candidats, de nombreux thèmes soutenus par François Bayrou". Pour M.Artigues, "ce débat a fait réapparaître l'affrontement stérile entre la droite et la gauche" et "renforcé [son] choix de vote blanc, malgré les pressions et les risques".
"L'UDF n'est pas un culbuto"
Jeudi matin, Anne-Marie Comparini, députée (UDF) du Rhône, interrogée sur RCF Lyon, a adopté une position identique. "Ce que j'ai entendu hier soir me confirme dans l'idée qu'il faut une
troisième force libre et ni de droite ni de gauche, a estimé l'ancienne présidente de la région Rhône-Alpes. L'UDF n'est pas un culbuto qui va d'un côté ou de l'autre. Vous le savez, à
l'UDF nous n'avons pas de consignes de vote. Mon vote sera donc strictement personnel. C'est un vote blanc qui signifie que ce n'est pas dans l'affrontement mais dans le rassemblement que la
France se remettra d'aplomb."
Maigre consolation pour M. Bayrou, qui ne décolère pas du soutien apporté par la plupart des députés UDF à M.Sarkozy pour le second tour. Un ralliement dont le candidat de l'UMP n'a pas manqué de se prévaloir, mercredi, au cours du débat télévisé, assurant que, "dans la majorité, nos amis de l'UDF ont toute leur place". "D'ailleurs j'observe avec beaucoup de plaisir que la quasi-totalité des parlementaires et des élus de l'UDF m'ont rejoint", s'est-il félicité.
M. Bayrou, plus encore que du "lâchage" de ses élus, s'exaspère des "manœuvres de débauchage" entreprises par le président de l'UMP et ses "affidés". Au lendemain de son élimination au premier tour, il espérait tout à la fois peser sur un processus de recomposition politique et renforcer son groupe parlementaire. Les 6,8 millions de voix qu'il avait recueillies devaient suffire, à ses yeux, à lui assurer la reconnaissance de ses élus.
Si chacun jure de sa "fidélité" au président de l'UDF et de son soutien à la constitution d'un Parti démocrate, M. Bayrou a mal digéré les "effusions" avec lesquelles certains d'entre eux ont accompagné leur ralliement de second tour. "Ils n'étaient pas obligés", observe un proche du candidat centriste.
Après une semaine pendant laquelle il a continué à occuper le devant de la scène, ces défections massives ont renvoyé M. Bayrou à un isolement dont il pensait être sorti. Mercredi soir, il n'y
avait pas un seul député dans son bureau pour suivre le débat télévisé.

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PARIS (Reuters) - François Bayrou a déclaré au journal Le Monde qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy dimanche, révèle jeudi le site internet du quotidien.
"Je ne voterai pas pour Sarkozy", a déclaré mercredi soir au quotidien le candidat centriste arrivé troisième au premier tour de la présidentielle, sans préciser s'il voterait blanc ou pour Ségolène Royal.
François Bayrou a également indiqué, précise le journal, qu'il ne ferait "probablement pas" de déclaration avant le second tour.
Le candidat de l'UDF, qui a obtenu 18,57 % des suffrages au premier tour de la présidentielle le 22 avril, s'était refusé, lors de sa conférence de presse du 25 avril, à donner toute consigne de vote à ses électeurs pour le second tour prévu le 6 mai.
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